De nouvelles données montrent comment les programmes fondés sur des partenariats peuvent élargir l'accès à la planification familiale dans les villes pakistanaises

6 juillet 2026

Contributeurs : Ghazunfer Abbas, Junaid-ur-Rehman Siddiqui, Bushra Rahim Butt, Farrukh Amin, Sarosh Seemab, Shah Faisal Zahir Deraj, Waqar Mehmood Memon, Akbar Abbas Bangash, Amir Saeed, Muhammad Aslam Bajwa, Zafar Ali Dehraj, Aaliya Habib et Syed Azizur Rab

De nouvelles données montrent comment les programmes fondés sur des partenariats peuvent élargir l'accès à la planification familiale dans les villes pakistanaises

6 juillet 2026

Contributeurs : Ghazunfer Abbas, Junaid-ur-Rehman Siddiqui, Bushra Rahim Butt, Farrukh Amin, Sarosh Seemab, Shah Faisal Zahir Deraj, Waqar Mehmood Memon, Akbar Abbas Bangash, Amir Saeed, Muhammad Aslam Bajwa, Zafar Ali Dehraj, Aaliya Habib et Syed Azizur Rab

Le Pakistan est confronté à l'un des écarts les plus importants au monde entre le désir de planifier les grossesses et la capacité à le faire. Plus de six millions de grossesses non désirées y sont recensées chaque année, et seule la moitié de la demande en matière de planning familial est actuellement satisfaite. A nouvelle étude soumise à un comité de lecture Les travaux menés par l'équipe pakistanaise The Challenge Initiative(TCI) apportent des éléments encourageants qui montrent qu'un modèle de partenariat public-privé peut contribuer à combler cet écart.

Les chercheurs ont examiné l'impact des actions TCIdans deux districts urbains, Rawalpindi, dans la province du Pendjab, et Malir, dans la province du Sindh, en les comparant à des districts similaires qui n'avaient pas encore adhéré au programme. S'appuyant sur cinq années de données sanitaires gouvernementales et sur des méthodes statistiques rigoureuses, l'étude a révélé que ce partenariat avait entraîné une augmentation significative et durable du nombre de personnes ayant accès à des méthodes contraceptives modernes par le biais des établissements de santé publics.

Au niveau national, le programme a permis d’accueillir environ 3 700 bénéficiaires supplémentaires par mois dans le domaine de la planification familiale. Les progrès ont été particulièrement marqués au sein des départements de la Santé, où le nombre mensuel de bénéficiaires a augmenté de plus de 6 000, principalement grâce à un recours accru aux contraceptifs injectables et aux pilules contraceptives. Dans certains établissements, le nombre mensuel de bénéficiaires est passé de près de zéro à plus de 15 000.

L'approche à l'origine de ces résultats mérite d'être soulignée : plutôt que de mettre en œuvre un programme autonome, TCI au sein des systèmes de santé publics existants, en formant le personnel, en organisant des journées de services dédiées, en menant des actions de sensibilisation itinérantes et en modernisant les infrastructures, tout en encourageant les collectivités locales à financer et à pérenniser elles-mêmes ces activités. Cela contraste fortement avec les programmes à court terme financés par des bailleurs de fonds, qui perdent souvent de leur élan dès que le financement extérieur prend fin.

L'étude a également révélé que les résultats variaient d'un département à l'autre. Alors que les départements de la Santé ont enregistré des progrès significatifs et durables, les établissements du Département du Bien-être de la Population ont affiché des résultats plus mitigés, en grande partie en raison de pénuries persistantes de contraceptifs qui ont limité le nombre de clientes pouvant être prises en charge, malgré l'amélioration de la formation et des actions de sensibilisation. Dans un district, le programme a également contribué à la mise en place de services de planification familiale par le biais d'un réseau de soins de santé primaires qui n'était pas encore opérationnel dans la région, ouvrant ainsi l'accès à une nouvelle population.

Les chercheurs soulignent certaines limites. L'évaluation s'est concentrée sur quatre districts sélectionnés pour leur comparabilité, et les changements structurels plus larges intervenus ces dernières années au sein du système de santé du Pendjab ont rendu plus difficile l'isolation des effets du programme dans cette région. L'étude a également mesuré les volumes de services plutôt que l'utilisation de la contraception à l'échelle de la population ; ainsi, de futures recherches s'appuyant sur des enquêtes auprès des ménages permettraient de confirmer si ces progrès observés au niveau des établissements se traduisent par une augmentation plus générale de l'utilisation de la contraception au sein des communautés.

Même en tenant compte de ces réserves, ces résultats viennent s’ajouter à un ensemble croissant de données mondiales suggérant que l’intégration des services de planification familiale au sein des systèmes de santé publique, plutôt que leur gestion séparée, produit des résultats plus durables. Pour un pays s’efforçant d’atteindre ses objectifs en matière de planification familiale dans le cadre de l’initiative mondiale FP2030, cette étude fournit un argument concret en faveur d’un investissement continu dans le renforcement de la prestation de services sous l’égide du gouvernement, parallèlement à la mise en place de chaînes d’approvisionnement en contraceptifs plus fiables, afin de réaliser pleinement ce potentiel.

#printfriendly { font-family: Helvetica; font-size: 16px; } span.et_pb_fullwidth_header_subhead { font-size: 30px; font-weight: 600; font-family: helvetica; color: #252379; } #printfriendly h5 { color: #252379; font-size: 20px; font-weight: 700; } #printfriendly h3 { color: #252379; font-size: 24px; font-weight: 700; } #printfriendly h1, #printfriendly h2, #printfriendly h3, #printfriendly h4 #printfriendly h5{ color: #252379; }